Les données officielles convergent sur un constat : le tiers-payant est devenu une composante structurelle du modèle économique des cabinets de radiologie et des centres d'imagerie médicale. Trois chiffres officiels méritent d'être connus par tout dirigeant.
62 % des actes en France sont désormais pratiqués en tiers-payant
Source : Cour des comptes, rapport sécurité sociale 2025. En 2023, 62 % de l'ensemble des actes médicaux en France ont été facturés en tiers-payant, contre 47 % en 2017. Pour les radiologues, plus de 75 % des actes sont déjà en TP (IGAS 2017). La question n'est plus « faut-il proposer la dispense d'avance des frais », mais « comment le gérer efficacement ».
Un taux de rejet AMO inférieur ou égal à 1 % sur les feuilles de soins électroniques
Source : IGAS, rapport n° 2017-111R, page 24. La fiabilité technique du tiers-payant est aujourd'hui excellente sur les flux dématérialisés. Un centre qui a un taux de rejet significativement supérieur à 1 % doit chercher la cause : qualité des données saisies en amont, part importante de flux papier, ou mauvaise identification des complémentaires. Trois causes traitables.
Un délai moyen de paiement AMO de 3 jours sur les feuilles de soins électroniques
Source : IGAS 2017, Tableau 7, page 24. Sur les feuilles de soins électroniques du régime général, le délai moyen de paiement est de 2,9 jours. En comparaison, les feuilles de soins papier prennent environ 10 jours. La dématérialisation totale des flux est un levier direct de trésorerie.
Ce que ces chiffres signifient pour votre centre
Un centre bien géré peut viser un taux d'impayés entre 0,3 % et 0,6 %, très proche du plancher théorique de 1 % mesuré par l'IGAS. Ce niveau de performance ne s'improvise pas. Il repose sur une organisation professionnalisée qui combine expertise humaine, outils d'industrialisation et pilotage continu de la dispense d'avance des frais.
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